Dimanche 16 janvier 7 16 /01 /Jan 13:13

                                     

SOMMAIRE :

INTRODUCTION---------------------------------------------------------------------------------- PP 1-3

 

I-                   LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND : MOTEUR DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE ------------------------------------------------------------------------PP 4-10

 

A-    DANS L’EVOLUTION HISTORIQUE DE LA CONSTRUCTION DE L’EUROPE

 

B-     LE POIDS ECONOMIQUE ET DEMOGRAPHIQUE DU COUPLE FRANCO – ALLEMAND DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNE

 

C-     AU REGARD DU POIDS POLITICO DIPLOMATIQUE DU COUPLE FRANCO-ALLEMAND DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNE.

 

II- TOUTEFOIS,  UN MOTEUR  QUI A DES RATES---------------------------------------PP 10-13

A-    LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND : UN COUPLE FRAGILISE  PAR DES DESACCORDS SUR CERTAINES QUESTIONS

 

B-     UN COUPLE EN PERTE DE LEGITIMITE.

III- LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNE : QUELLES LEÇONS POUR L’INTEGRATION  SOUS REGIONALE   EN   AFRIQUE ? (CAS DE L’AFRIQUE CENTRALE) -----------------------------------------------------------PP 14-16

A-    L’URGENCE POUR L’AFRIQUE CENTRALE D’AVOIR UNE LOCOMOTIVE

 

B-    LA NECESSITE DE CREER AU MIEUX UN CADRE INSTITUTIONNEL, A DEFAUT UN CADRE INFORMEL DE RENFORCEMENT DES RELATIONS ENTRE LES LEADERS DE LA SOUS REGION

 

C-     LA NECESSITE DE CULTIVER L’ESPRIT COMMUNAUTAIRE, UNE IDENTITE COMMUNAUTAIRE EN AFRIQUE CENTRALE ET DE TAIRE LES ANTAGONISMES ENTRE LES LEADERS.

 

CONCLUSION -------------------------------------------------------------------------------P 17

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

         Dans son bel ouvrage intitulé Après-guerre, une histoire de l’Europe depuis 1945, l’historien britannique Tony Judt montre combien les débuts de la construction européenne ont été placés sous le signe d’un « condominium franco-allemand  ». Le 1er mai 2008, lors de la remise du prix Charlemagne à la chancelière allemande à Aix-la-Chapelle,  le président de la république française Nicolas Sarkozy déclarait: « J’ai clairement conscience de la responsabilité qui pèse sur tous les dirigeants politiques d’Allemagne et sur tous les dirigeants politiques de la France…L’Allemagne et la France, nous sommes des amis, maintenant, pour toujours. On n’a pas le droit de laisser des malentendus ou des contradictions d’intérêts creuser un fossé qui est interdit entre l’Allemagne et la France…Angela Merkel et moi, nous formons un couple harmonieux »1. Le terme «  couple  » très souvent employé pour parler des relations franco-allemandes traduit ici l’idée d’une relation étroite voire même intime entre deux entités étatiques à l’instar des relations entre des conjoints dans le cadre d’un mariage harmonieux fait d’amour, d’entente et de respect mutuel. Quant à l’expression « construction européenne », elle renvoie tout simplement aux différentes étapes ou au processus de l’édification de l’UE depuis sa création jusqu’à ce jour. Parler de la France et de l’Allemagne ou de ce que l’on a pris communément l’habitude de nommer le « couple franco-allemand », et la construction de l’UE c’est d’abord évoquer l’Europe et la construction européenne, tant ces deux pays fondateurs sont de par leur histoire ainsi que leur poids économique politique et diplomatique à la croisée de tout grand projet européen.                                                                                                             Si à l’origine il s’agissait de mettre un terme définitif à l’antagonisme séculaire entre la France et l’Allemagne à partir de l’unification de certaines activités économiques essentielles (le charbon et l’acier, symboles des guerres passées) et de la mise en place d’institutions communes, dans un cadre géographique plus large ayant vocation à s’étendre, il est important de s’interroger aujourd’hui sur la pertinence du couple franco-allemand dans une Europe de 27. En effet, le couple franco-allemand peut-il encore être qualifié de moteur de la construction européenne ou ne joue-t-il finalement que le rôle d’une pièce indispensable mais insuffisante en elle-même ? Ce thème est d’un intérêt certain pour tout chercheur dans le domaine de l’intégration régionale car permettant non seulement de comprendre les dynamiques qui ont porté et conduit l’intégration européenne présentée à juste titre comme modèle d’intégration dans le monde. Aussi l’étude du couple franco-allemand dans la construction de l’UE peut inspirer les dirigeant des pays constituant les sous régions africaines à l’instar de la sous région Afrique centrale en pane d’idées pour la réalisation  effective de leur intégration.                                                  Au regard de tout ce qui précède, notre travail sera bâti sur trois grands axes où il sera question de montrer tout d’abord que le couple franco-allemand a été et reste le moteur de la construction européenne(I) ; ensuite nous montrerons qu’il s’agit toutefois d’un moteur sujet à des pannes(II) ; et enfin nous essayerons de tirer des leçons pour les sous régions africaines : cas de l’Afrique centrale(III).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I-                  Le couple Franco-allemand : moteur de la construction Européenne

 

Le rôle moteur du couple Franco-allemand peut s’apprécier  tout au long de l’évolution historique de la construction  européenne (A), au regard de leur poids économique et démographique au sein  de l’Union Européenne et enfin au regard de leur poids politique et diplomatique au sein de l’UE (C).

 

A-  Dans l’évolution historique de la construction de l’Europe

 

 

Depuis plus d’un demi-siècle, le couple Franco-allemand a constitué le moteur de la construction Européenne. On lui doit toutes les grandes avancées de l’intégration de l’Europe. Mais, l’histoire de la France et de l’Allemagne, convient-il de le rappeler, a connu deux phases majeures : une période de guerre qui s’étend de 1970 à 1945 pendant laquelle Français et Allemands se sont livrés trois grandes guerres () et une période d’ouverture de rapprochement et d paix qui commence dès 1950 avec l’appel de Robert SCHUMAN du 9 mai 1950 pour la construction de la communauté du charbon et de l’acier entre la France et l’Allemagne. Ayant obtenu l’avis favorable de l’Allemagne, on a assisté en 1951 à la création de la communauté économique du charbon et de l’acier (CECA) qui réuni 6 membres à savoir : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays Bas et le Luxembourg.

A partir de cette Europe des 6, des évolutions notables se sont effectuées au fil des ans et ont abouti à des mutations institutionnelles profondes.

La première mutation a consisté en la transformation de la CECA en la communauté économique Européenne (CEE), effectuée en 1957 en la faveur du traité de Rome. La CEE réunie a cette date 07 membres. Après le traité de Rome qui consacre la création de la CEE, l’une des évolutions remarquables de l’Europe, fut la signature du traité de Maastricht en 1992 qui créé l’union européenne en apportant de profonds changements dans les domaines politique et économique.  Le traité de d’Amsterdam signé en 1997 modifie certaines dispositions du traité de Maastricht.

Ce qui est important de relever, c’est que, de 1951 date de la CECA, des mutations institutionnelles profondes ce sont effectués et l’élargissement de l’Europe s’est fait de façon progressive à telle enseigne qu’on passe de l’Europe des 6 à l’Europe des 27.   Tout au long de cette évolution historique notable, le rôle du couple Franco-allemand a été plus que déterminant à différentes étapes. Que ce soit en termes de prise d’initiative, que ce soit sur les débats relatifs à l’élargissement ou à l’approfondissement de l’Europe, le couple franco-allemand occupe une place centrale. Au-delà des divergences que la France et l’Allemagne ont souvent eu, les deux parviennent toujours à faire des concessions pour ne parler à  la fin que d’une seule voix. Le renforcement des liens de coopération entre la France et l’Allemagne à été conforté par la signature de traité de l’Elysée en 1963 par De Gaulle et ADENAUER. Le rapprochement de ces liens s’apprécie également au regard de la contribution de certains  leaders à la construction Européenne. A cet égard nous pouvons évoquer les cas de Giscard D’Estaing et Helmut Schmidt dans la création du conseil Européen et dans la décision de faire élire le parlement européen au suffrage universel ; de Mitterrand et Kohl dans la création du conseil Franco-allemand de défense ; Chirac et Schröder  pour l’adoption du traité d’Amsterdam et enfin de Sarkozy et Merkel dans la conclusion du traité de Lisbonne en 2007 et des multiples initiatives en vu de juguler la crise qui secoue actuellement l’Europe.

Le rôle moteur  couple Franco-allemand durant toute l’évolution de l’organisation peut également s’apprécier à l’aune de leur poids économique, politique et diplomatique.

 

   B) LE POIDS ECONOMIQUE ET DEMOGRAPHIQUE DU COUPLE FRANCO – ALLEMAND DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNE

 

La France et l’Allemagne ont développé une vraie confiance et une interdépendance ne serait-ce qu’au niveau de l’étroitesse de leurs liens commerciaux. L’Allemagne et la France  sont les premiers fournisseurs et les premiers clients de l’Europe. Leur entente se fait sentir à tous les niveaux de la politique Européenne permettant toujours à ce et joue un rôle d’élément moteur des avancées communautaires. Le couple franco-allemand est donc au cœur de la construction Européenne. Quel est l’apport spécifique du point de vue économique et démographique de chacun dans la construction européenne ?

 

 

 

1)    L’Allemagne, un Etat central en Europe :

Par son histoire, son poids économique et humain, l’Allemagne joue un rôle prépondérant dans la construction européenne et dans l’ouverture vers l’Est. Avec 82 millions d’habitants, l’Allemagne est le pays le plus peuplé d’Europe. Le territoire est densément peuplé (229 hbts /km) et urbanisé (90% de citadins). Il est au cœur de la mégalopole européenne, il compte également plusieurs métropoles importantes au niveau européen : Hambourg, (port de commerce international) ; Munich (centre européen dans le domaine de l’assurance) ; Francfort (classe financière majeure). Le territoire de l’Allemagne fut de tout temps à géométrie variable. Il connu son extension maximale en 19992, alors qu’l s’étirait de l’Alsace Loraine à la frontière de l’URSS englobant l’Autriche, la Bohème et la Pologne. En 1945, ses frontières orientales sont ramenées sur la ligne Oder-Neisse. La communauté germanophone représente 100 millions de personnes. L’allemand est la seconde langue enseignée en Europe et devient la langue internationale des pays slaves. D’autre part, l’Allemagne entretien de nombreux Goethe Institute dans plusieurs pays favorisant ainsi la diffusion de la culture allemande. Aujourd’hui, les 3758 km de frontières de l’Allemagne sont un lieu privilégié d’échanges avec neuf pays d’Europe. L’Allemagne est un espace au cœur de l’Europe. Le pays occupe une position centrale dans les interconnexions des communications européenne. L’axe fluvial rhino-danubien est appelé à devenir un axe structurant important. L’ouverture d’une jonction Rhin-Main-Danube permet, depuis 1992 de relier la mer noire à  la mer du nord. Le pays est ouvert sur deux façades maritimes : mer du nord et baltique. Il dispose de 13 aéroports internationaux, 30 millions de passagers transitent par le Hub de francfort chaque année. Par ailleurs, l’Allemagne est au centre d’un réseau d’oléoducs amenant des hydrocarbures de toute l’Europe vers les raffineries de la Ruhr et de la Saxe. L’Allemagne joue ainsi un rôle de pivot dans l’espace européen. Elle assume le rôle de moteur économique de l’Europe. Elle apparaît comme un Etat charnière entre l’Union européenne et les anciens pays de l’Est. Cependant, certains voisins s’inquiètent de cette puissance et soupçonnent le pays de vouloir former une « Mitteleuropa » dominatrice

L’Allemagne assume le rôle de moteur  économique de l’Europe. Elle  apparait comme un Etat charnière entre l’union européenne et les anciens pays de l’EST.

 

 

2)    La France : un Etat central en Europe

Finistère du continent eurasiatique, ouverte sur le grand large par trois façades maritimes, bénéficiant, par sa situation en latitude qui la place à mi-distance de l’équateur et du pôle nord, d’un climat tempéré, la France voit alterner sur son territoire les grandes zones de plaines et plateaux des bassins sédimentaires et fluviaux et .550 000 kilomètres carrées, cinquante – sept millions d’habitants, telles sont les majeures de l’espace français, ce qui le classe au 39è rang pour la superficie et au 18è rang pour la population, parmi, les Etats du globe. Sixième puissance économique mondiale loin derrière l’Allemagne el Royaume-Uni, la France est cependant un grand Etat de l’union européenne(U.E).son économie est l’une des plus attractives d’Europe en matière d’investissements extérieurs, elle s’est  maintenue en entre la troisième et la cinquième position mondiale pour l’accueil des investissements directs étrangers de 2000 à2005. Cinquième exportateur mondial, la France se retrouve classée 18è sur 125par la world économique forum dans son rapport 2006-2007 sur la compétitivité globale. L’économie française est principale ment une économie de services : le secteur tertiaire occupe 77,6% de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche,…) n’en représente plus que 2%, et le secteur secondaire (essentiellement l’industrie) 20,4% en (1999).L’économie française est une économie de plus en plus ouverte, occupant une place importante dans les échanges commerciaux internationaux. La France fait partie des  pays fondateurs de l’union européenne et de la zone euro. Au cœur d’une zone  commun européen. L’intervention de l’Etat dans l’économie est traditionnellement importante. Ainsi au regard des développements précédents il en ressort que  la France et l’Allemagne ont des positions géographiquement stratégiques.par conséquent ils constituent la porte d’entrée et de sortie  des biens, des marchandises, des personnes et des capitaux. Du point de vue à la fois des ressources humaines et financières la France et l’Allemagne constituent le réservoir de l’Europe. La France et l’Allemagne l’ont d’ailleurs biens compris  en se mettant ensemble afin de capitaliser ces atouts. Il n’est donc pas étonnant de voir la France et l’Allemagne entretenir une relation spéciale et repose sur une confiance particulière établie par un  demi- siècle de coopération et d’ancrage du dialogue entre les deux pays au-delà des alternances politiques c’est pourquoi ils constituent le point d’impulsion le plus important pour la naissance de la communauté européenne.  Cela est davantage perceptible au regard de leur poids politico-diplomatique au sein de l’union européenne.

 

 

C- AU REGARD DU POIDS POLITICO DIPLOMATIQUE DU COUPLE                        FRANCO-ALLEMAND DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNE.

 

         Si la relation franco-allemande ne suffit plus à elle seule à faire bouger les lignes dans une Europe de vingt sept, (27) cette  dernière fonctionne mieux et avance plus vite lorsqu’il existe une entente franco-allemande sur les grands sujets. Avant de revenir à cette période récente de l’Europe des 27, il convient de montrer comment la convergence de vues dans les relations politico diplomatiques entre la France et l’Allemagne ont longtemps modelé le processus de la construction européenne depuis ses débuts. C’est ainsi que de 1950 avec le plan Schuman jusqu’en 1992 avec le traité de Maastricht une série de traités et d’accords vont être passées sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, marquant à chaque fois un nouveau pas vers la construction de l’union Européenne que nous connaissons aujourd’hui.                                                     - Le Plan Schuman du 9 mai 1950 débouchant sur le traité du 18 avril 1951 portant création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) où se matérialisent pour la première fois un transfert effectif de souveraineté et la sacro-sainte parité franco-allemande (dont le maintien sera une pomme de discorde au sommet de Nice en2000).                                                 - Les Traités de Rome du 25 mars 1957 rendus possibles notamment grâce à un accord franco-allemand, d’une part sur la mise en place d’une politique agricole commune (favorable à la France) et l’introduction d’un tarif extérieur commun de la Communauté économique européenne sur les produits industriels (favorable à l’industrie allemande).                                                - Le Traité de l’Elysée du 22 janvier 1963 qui  a eu le grand mérite d’institutionnaliser la régularité des échanges franco-allemands, indépendamment des majorités politiques, au moins deux fois par an pour les Chefs d’Etat et de gouvernement, tous les trois mois pour les ministres des Affaires étrangères ainsi que pour ceux de la Défense et de l’Education, de promouvoir un processus de concertation en matière de défense, de diplomatie et de coopération en matière éducative. Le renforcement des relations bilatérales entre le France et l’Allemagne scellé par ce traité sera très déterminant pour l’évolution de la construction européenne. En effet, la relation bilatérale franco-allemande sera orientée quasi exclusivement vers la construction européenne à partir des années 90. Au cours de cette décennie, les thèmes bilatéraux vont laisser leur place aux dossiers européens dans l’ordre du jour des rencontres.         - La création en 1974 du Conseil européen et l’élection au suffrage universel du Parlement européen ainsi que la mise en place du Système monétaire européen (SME) à partir de 1979 grâce à une entente politique et plusieurs accords entre Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, mettant ainsi en place une sorte d’ équilibre entre les revendications françaises en faveur d’une coopération intergouvernementale et les revendications allemandes vers plus d’intégration et de démocratisation.                                                                 - La période de relance de la construction européenne, avec la nomination en 1984  sur intervention de Helmut Kohl ,  de Jacques Delors à la présidence de la Commission, qui débouchera, entre autres, sur la première grande réforme du Traité de Rome proposée par Kohl et Mitterrand au Conseil européen de Milan du 29 juin 1985 et concrétisée par l’adoption de l’Acte unique en 1987 qui introduit l’extension du vote à la majorité qualifiée à trois quarts des domaines, intègre l’environnement et la recherche comme compétence communautaire et accroît les pouvoirs du Parlement européen pour ce qui concerne les accords d’adhésion et le marché intérieur .                                                                          - Le traité de Maastricht adopté le 7 février 1992 dont la grande innovation est la future mise en place de l’Union économique et monétaire, basée sur un accord franco-allemand qui reprend certes les thèses monétaristes strictes de l’Allemagne mais intègre comme contrepoids la proposition française d’une « coordination plus étroite des politiques économiques et une convergence soutenue des performances économiques des Etats membres » (article 103). Le processus conduisant au traité de Maastricht a été très largement balisé par la coopération franco-allemande, à travers notamment une série de lettres communes de François Mitterrand et Helmut Kohl, le 19 avril 1990, le 6 décembre 1990, le 14 octobre 1991 qui montrent combien la relation franco-allemande est alors en mesure de tracer des perspectives à court et long terme. En effet, la philosophie qui se dégage de ces messages franco-allemands pose les jalons d’une évolution de la construction européenne jusqu’à nos jours, le traité de Maastricht ne reprenant qu’une partie des recommandations évoquées : « renforcer la légitimité démocratique de l’Union, rendre plus efficace les institutions,  définir et mettre en œuvre une politique étrangère et de sécurité commune »2 ; « certaines question actuellement traitées dans le cadre intergouvernemental pourraient entrer dans le champ d’action de l’Union : immigration, politique des visas, droit d’asile, lutte contre les stupéfiants, lutte contre la criminalité organisée » ; « l’instauration d’une véritable citoyenneté européenne » ; « le président désigné par le Conseil européen puis, dans un second temps, l’ensemble de la Commission, verront leur nomination confirmée par le Parlement » , « Au sein du Conseil, le vote à la majorité qualifiée devrait constituer la règle pour les matières communautaires. Les exceptions à cette règle ne devraient s’appliquer qu’à un nombre restreint de secteurs »3 ; « L’Union se donne pour objectif d’affirmer son identité sur la scène internationale, notamment par la mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune qui inclura à terme une défense commune », « édification par étapes de l’UEO (Union de l’Europe occidentale) en tant que composante de défense de l’Union »4.

         Revenant à une période plus récente, l’on se rend compte que le couple franco-allemand représente encore une véritable force d’entraînement au sein de l’UE. On l’a vu dans les négociations et l’adoption par les chefs d’Etat et de[1] gouvernement de l’UE du « mini-traité » (traité de Lisbonne) en 2007. Aussi avec la crise financière de 2008, lorsqu’il s’est agit de trouver des solutions au niveau européen c’est toujours ce couple qui a mis sur pied un plan d’action des pays de la zone Euro pour sortir de la crise, plan qui sera repris par les 27 Etats membres de l’UE. La France et l’Allemagne représentent à eux seul 33% de la population de l’union et 31% des voix au Conseil dans le nouveau traité constitutionnel.

Si le couple Franco-allemand est  au cœur de la construction européenne il reste néanmoins un moteur sujet à des pannes.

 

II- Toutefois,  un moteur  qui a des ratés

Si le couple franco-allemand  joue un rôle indéniable dans la vie européenne, il faut cependant dire qu’il apparaît de nos jours fragilisé à la fois par les différents désaccords entre la France et l’Allemagne (A) que par ce qui peut apparaître de nos jours comme une certaine perte de légitimité de ce couple dans une Europe agrandie (B).

A-  Le couple Franco-allemand : un couple fragilisé  par des désaccords sur certaines questions

Si le processus d’intégration européenne a dépendu en grande partie de la collaboration et de l’entente entre la France et l’Allemagne, il ne faudrait pour autant pas croire que la vie de ce couple est de tout temps harmonieuse, bien au contraire elle est à l’image de la vie de tous les couples faite de moments d’harmonie et de désaccords au gré des intérêts des uns et des autres. Ces désaccords portent aussi bien sur les grands problèmes européens (1), que sur les problèmes à l’échelle mondiale (2).

 

1-    Les désaccords sur les problèmes européens.

Les désaccords entre ces pays ne datent pas d’aujourd’hui, ils en existaient déjà au moment de la formation de ce couple. En effet,  Le couple franco-allemand a commencé par un malentendu conscient entre le général De Gaulle et Konrad Adenauer. Pour le général De Gaulle, le rapprochement avec l’Allemagne avait pour but politique à moyen terme, d’avoir une force capable de s’opposer ou d’affirmer une indépendance face aux Etats-Unis. Pour lui, un regroupement autour de la France et l’Allemagne était le poids nécessaire pour faire émerger une indépendance économique et politique face aux Etats-Unis. Pour Konrad Adenauer, la réconciliation avec la France était dans la logique de l’ouverture de l’Allemagne vers l’Ouest.

Des difficultés apparurent presque immédiatement après la signature du traité de l’Elysée en 1963. Elles tenaient à des divergences dans les motivations mêmes des parties signataires. Du côté français, on concevait la construction européenne dans le cadre d'une Europe des nations, où le couple franco-allemand jouerait un rôle dirigeant, avec une primauté de la France ; du côté allemand, on nourrit des desseins beaucoup plus favorables à l'intégration de l'Europe communautaire. L'Allemagne n'entendait pas non plus que le couple franco-allemand serve à s'opposer à la Grande-Bretagne, candidate à l'adhésion aux Communautés européennes, ni à faire contrepoids à la puissance américaine.

Ces développements provoqueront une véritable crise entre l'Allemagne et la France qui entrainera la sortie de la France du commandement militaire intégré de l'OTAN5en 1966, la réaffirmation de sa souveraineté dans les instances communautaires (politique de la "chaise vide"), la réitération en 1967 de son veto à l'entrée de la Grande-Bretagne dans les Communautés européennes souhaitée par l'Allemagne. Lorsque le général de Gaulle quitte le pouvoir en 1969, l'état des relations franco-allemandes est loin des espoirs suscités en 1963.

La crise franco-allemande survenue au printemps 2008 à l’occasion des négociations sur la création de l’Union pour la méditerranée (UPM) est sans doute, avec le sommet européen de Nice de décembre 2000, la plus grave survenue depuis l’unification. Cette crise est à maints égards révélatrice de la nouvelle donne au sein de la relation franco-allemande : ce n’est pas un phénomène sporadique mais davantage la manifestation d’un processus d’éloignement engagé au lendemain de l’unification et dont la crispation au sommet de Nice de décembre 2000 a été l’un des moments les plus saisissants, avec à chaque fois des conséquences importantes sur l’évolution de l’Europe.

 Si le projet d’Union pour la méditerranée conçue pour renforcer la coopération entre pays riverains de la Méditerrané, qui devait être un projet phare de la présidence française de l’Union européenne du 2ème semestre 2008, à l’origine fort intéressant et porteur d’un renouveau dans la collaboration avec les pays de la sphère méditerranéenne, s’est in fine retrouvé dénaturé et réduit à sa plus simple expression, c’est d’abord faute d’une entente et d’une concertation franco-allemandes préalables. La chancelière allemande avait à ce propos exprimée  Le 6 décembre 2007, à Paris, son scepticisme : « si, à côté de l’Union européenne, les Etats riverains de la Méditerranée devaient créer une deuxième union totalement différente, cela risquerait de constituer une épreuve difficile pour l’Europe », les structures communautaires actuelles risquant de se désagréger. Après une période de turbulences, A.Merkel et N.Sarkozy ont finalement dégagé un accord, le 3 mars 2008 à Hanovre, sur une Union pour la Méditerranée, projet destiné à approfondir le processus déjà lancé par l’Union européenne à Barcelone en 1995. Force est de constater cependant que la nouvelle version de l’Union pour la Méditerranée est sur de nombreux points en deçà du projet originel français, en grande partie du fait d’un désaccord entre la France et l’Allemagne sur la finalité et les modes de financement. Ce n’est d’ailleurs qu’un projet simplifié qui à été présenté au Conseil européen du 13 mars 2008 conjointement par le président français et la chancelière, qui a reçu l’approbation de Bruxelles.

Plus récemment encore face a la  la crise grecque, la France était d’accord pour accorder  une aide à la Grèce tandis que l’Allemagne était opposée à cette perspective.

 

2-    Les désaccords sur les problèmes à l’échelle mondiale

Les désaccords entre la France et l’Allemagne ont souvent conduit à des accords européens tardifs, néanmoins indispensables – souvent après une période de tensions et de malentendus de désaccord entre la France et l’Allemagne a été au sujet de la tentative française de créer un fonds européen de garantie en réaction à la crise financière... avant que ne soient levés des malentendus franco-allemands, ce qui a finalement permis l’adoption le 12 octobre 2008 d’un plan d’action des pays de la zone euro pour sortir de la crise financière, repris par les 27 Etats-membres la semaine suivante et célébré par tous comme un exemple de bonne conduite et de solidarité européennes.

En ce qui concerne la relation avec les autres pays, La France est  beaucoup plus sensible aux problèmes africains, et l’Allemagne souhaite garder une relation particulière avec Israël.

La France et l’Allemagne ont adoptés une position commune du projet de guerre en Irak

C-  Un couple en perte de légitimité.

Dans une Europe de 27 la position dominante du couple franco-allemand se trouve souvent critiquée notamment par les nouveaux pays membres d’Europe centrale qui ne manquent jamais de relever le moindre soupçon de directoire.

La légitimité historique de ce lien franco-allemand sur laquelle se fonde en grande partie sa spécificité et les références obligées du discours politique à l’étroitesse du lien franco-allemand plonge ses racines dans l’effort considérable qu’a représenté pour les deux pays la volonté de surmonter et de dépasser la méfiance de l’Autre, surtout pour la France qui avait du mal à accepter son statut de « faux vainqueur », absent de la conférence de Yalta et par  la suite convié in extremis à la table des vainqueurs. De nos jours  Malgré les réalisations passées et l'importance des sommets bilatéraux semestriels, la relation franco-allemande est depuis quelques années à la recherche d'un nouveau sens. On peut parler de routine, voire d'une relative usure. À l'exception de quelques secteurs économiques comme l'espace, l'aéronautique et l'armement, les grands groupes français et allemands privilégient souvent les alliances dans l'espace-monde.

 

 

 

 

 

 

III- LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND DANS LA CONSTRUCTION EUROPEENNE : Quelles leçons pour l’intégration  sous régionale     en   Afrique ? (cas de l’Afrique centrale)

 

La construction européenne qui historiquement s’est appuyée sur la nature particulière des relations entre un couple de pays leaders que sont la France et l’Allemagne peut incontestablement servir d’exemple aux dirigeants politiques africains  en panne d’idées ou de volonté pour impulser de nouvelles dynamiques d’intégration sous régionale en Afrique en générale et plus particulièrement dans la sous région Afrique centrale qui est à la traine comparativement aux autres sous régions africaines. Au regard de ce qui s’est passé dans l’UE, une sous région comme l’Afrique centrale, qu’elle soit vue sous l’angle de la CEEAC ou de la CEMAC a au moins trois (03) leçons à tirer de l’expérience européenne : d’abord l’urgence pour cette sous-région d’avoir une locomotive(A), ensuite la nécessité de créer au mieux un cadre institutionnel, à défaut un cadre informel de renforcement des relations entre les leaders de la sous région(B), enfin la nécessité de cultiver l’esprit communautaire, une identité communautaire en Afrique centrale et de taire les antagonismes entre les leaders(C).

A-  L’urgence pour l’Afrique centrale d’avoir une locomotive

 

S’il est avéré, à la suite de cette analyse que la construction européenne doit son succès au rôle moteur joué par le couple franco-allemand, de la création de la CECA en 1957 à l’UE de nos jours,on peut se rendre à l’évidence que la locomotive constitue un facteur éminemment déterminant de tout processus d’intégration régionale ou sous régionale. Cette analyse est d’autant plus confortée par le fait qu’en passant en revue toutes les CER africaines où un leadership s’est fortement affirmé, on y enregistre des avancées notables en matière d’intégration. C’est le cas de la CEDEAO avec un leadership assuré par le Nigeria.

Si on s’accorde avec Damien Georges Awoumou pour qui « toute intégration régionale ou sous régionale se réalise à partir d’un pôle qui joue le rôle de locomotive »6on comprend aisément que le fait qu’aucun leader susceptible de jouer le rôle de locomotive n’émerge véritablement, explique le retard qu’accuse la sous-région Afrique centrale en matière d’intégration.

D’autres spécialistes sur la question comme le Pr J.V Ntuda Ebode soulignent avec force que « l’absence d’une puissance motrice et mobilisatrice pouvant s’imposer comme leader incontesté de par sa capacité d’influence voire de nuisance aussi bien au sein qu’en dehors de la zone »7 reste une faiblesse majeure pour l’Afrique centrale qui cherche à s’intégrer. Il manque à l’Afrique centrale, une véritable locomotive capable de donner une impulsion forte en termes de direction, de vision d’une intégration audacieuse. Si donc l’Afrique centrale se singularise par une absence de locomotive, et au regard du retard qu’elle accuse, il est urgent qu’elle prenne conscience  de cette réalité. L’Afrique centrale doit tirer des leçons du rôle moteur joué par le couple franco-allemand dans la construction européenne.

 Le leadership ne se décrète pas, tout comme l’idée d’un leadership naturel est dépassée. le leadership s’affirme par des actions concrètes. La locomotive dont nous parlons ici n’est pas forcément un couple à l’image du couple franco-allemand dans l’UE, mais il peut s’agit tout simplement d’un Etat, d’un couple ou d’un trio capable d’exercer un véritable pouvoir d’entraînement sur les autres Etats de la sous région. C’est ainsi que l’on a souvent parlé dans le cadre de la CEMAC d’un leadership porté par le couple Cameroun-Gabon (Damien G Awoumou) ; Cameroun-Tchad ( J.V NTuda). En ce qui concerne la CEEAC, le Pr Ntuda Ebode envisage un leadership qui serait porté soit par l’axe Yaoundé-Kinshasa, soit l’axe Yaoundé-Kinshasa-Luanda. Mais au-delà de ces différentes propositions ce qui compte c’est leur capacité effective à assumer le leadership.

 

 

 

B-   la nécessité de créer au mieux un cadre institutionnel, à défaut un cadre informel de renforcement des relations entre les leaders de la sous région

 

Dans l’hypothèse probable d’un leadership assumé par un couple d’Etats ou un trio, il est nécessaire que soit créé un cadre institutionnel de renforcement des relations bilatérales ou trilatérales entre les leaders. Un tel cadre permettrait à ces leaders de s’accorder sur leurs positions face aux questions qui se posent au niveau communautaire. Comme nous l’avons vu avec l’UE les choses avançaient plus vite chaque fois qu’il y’avait un terrain d’entente entre la France et l’Allemagne et dans la même logique la construction européenne souffrait de la divergence des points de vue entre ces deux Etats. S’agissant de la relation bilatérale franco-allemande scellée par le traité de l’Elysée, les rencontres semestrielles prévues par ce traité ont été complétées depuis 2001 par le « processus de Blacsheim »

 

C-  la nécessité de cultiver l’esprit communautaire, une identité communautaire en Afrique centrale et de taire les antagonismes entre les leaders.

L’un des gros problèmes de l’intégration sous régionale en Afrique en générale et en Afrique centrale en particulier c’est ce manque d’esprit communautaire, le manque d’une véritable identité communautaire en Afrique centrale. L’on ne perçoit pas à travers le comportement et les agissements aussi bien des dirigeants tout comme des populations un sentiment d’appartenance à une même communauté. Cela s’est vu lors de la négociation des accords de partenariat économiques par exemple où les pays de la sous région sont allés en rang dispersé au regard de leurs intérêts personnels ; ce fut le cas du Cameroun. Au niveau des populations il ya une sorte de craintes perceptibles quant l’on aborde un ressortissant d’un autre pays de la sous région. C’est ainsi par exemple que les cas de vol ou d’escroquerie sont presque systématiquement attribués aux Camerounais dans des pays tels que la Guinée Equatoriale et le Gabon. Au Cameroun quand on parle de coupeurs de route l’on a vite fait d’accuser les ressortissants du Tchad ou de la RCA voisine. Il est donc important pour les politiques de créer des conditions propices au rapprochement des populations afin qu’elles apprennent à vivre ensemble, à se faire confiance. Ceci passe non seulement par la concrétisation des politiques d’ouverture mais aussi par une place prépondérante qu’on doit accorder à la culture dans les processus d’intégration ; on devrait insister sur nos points communs pour renforcer nos liens les langues, les rythmes musicaux, le sport…..)

 

 

Conclusion

 

Parvenu au terme de notre travail il ressort que le couple franco-allemand  est incontestablement au cœur de la mécanique européenne et ce depuis la création de la CECA en 1951 jusqu’à  l’avènement de l’Union Européenne. Malgré ce rôle capital dans la construction européenne, ce couple parait fragilisé dans une Europe de vingt sept, mais surtout dans une Europe qui est constamment secouée par des crises, qu’ils s’agissent de la crise financière internationale, des difficultés économiques que traversent certains pays européens en ce moment(les différents plans d’austérités en Grèce, Espagne….). Le couple franco-allemand semble être en panne d’idées pour relancer la construction européenne. Aussi, avec  la montée en puissance d’autres Etats (GB, Italie..) ce couple est en perte de légitimité dans une Europe toujours plus grande. Quoiqu’il en soit, la relance de la construction européenne passe plus que jamais par un nouvel élan donné au couple franco-allemand. De plus la  construction européenne qui s’est largement reposée sur le dynamisme de ce couple peut servir d’exemple à l’Afrique en générale et à l’Afrique centrale en particulier qui, engagée dans un processus d’intégration sous-régionale, connait d’énormes difficultés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie

1-    Ouvrages

 

Ø JUDT Tony, Après-guerre, une histoire de l’Europe depuis 1945

Ø LACERF Jean, Histoire de l’unité Européenne, ed Gallimard,1965

 

2-    Articles

Ø AWOUMOU D.G, «  La coexistence CEEAC-CEMAC : une necessité ? » Enjeux n°17 oct-déc 2007

Ø BILGER François, « Le couple Franco-allemand dans l’intégration économique européenne »

Ø GOUGEON Jacques-pierre, « France-Allemagne entre dynamisme et désenchentement », Fondation Européenne d’Etudes Progressiste (FEEP) Oct 2000

 

3-    Mémoire

 

Ø MOUANDJO MOUANDJO Ebenezer, « L’Afrique centrale face à la partition de la RDC : essai d’analyse prospective d’un leadership disputé » Mémoire de DESS en Relations Internationales

 

4-    Colloque

 

Ø LELLOUCHE Pierre, « Le couple Franco-allemand et l’Europe face à la crise » Paris 25 mai 2010

 

5-    Cours

 

Ø NTUDA EBODE J.V : « la situation en Afrique Centrale : CEMAC ou CEEAC ? », Cours d’intégration Régionale ENAM 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



2 Message de François Mitterrand et Helmut Kohl au président du Conseil européen, Paris et Bonn, 19 avril 1990 in : Politique étrangère de la France, Paris, La Documentation française, ministère des Affaires étrangères, mars- avril 1990, p. 76.

3  Message de François Mitterrand et de Helmut Kohl au président du Conseil européen, Paris et Bonn, 6 décembre 1990 in : ibidem novembre-décembre 1990, p. 90 et 91.

4  Message de François Mitterrand et Helmut Kohl au président du Conseil européen, Paris et Bonn, 14 octobre 1991 in : ibidem septembre-octobre 1991, p.119 et 121.

5Organisation du traité de l'Atlantique Nord alliance régionale de défense, régie par l’article 9 du traité de l’Atlantique Nord, signé le 4 avril 1949 par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale en vue de garantir la stabilité, la liberté et la prospérité de ses membres grâce à un système collectif de sécurité.

 

6 Damien Georges Awoumou, « la coexistence CEEAC-CEMAC : une nécessité ? », Enjeux N°17 Octobre-Décembre 2003

7 J.V Ntuda Ebode, la situation en Afrique centrale : CEMAC ou CEEAC ? Cours d’intégration régionale, ENAM 2008.

Par Drigo - Publié dans : INTEGRATION REGIONALE
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